COGEMA-la-Hague

Résumé de la crise

En décembre 1994, alors que le Web en est au début de son usage à grande échelle, COGEMA-La-Hague (traitement des combustibles nucléaires usés) et son partenaire British Nuclear Fuels (BNFL) sont soupçonnés d’un manque de transparence. En effet, ils s’apprêtent à convoyer vingt-huit conteneurs de résidus radioactifs japonais vitrifiés à l’usine de retraitement de la Hague. Les déchets rejoindront l’archipel nippon par la voie maritime. Ils seront les premiers d’une longue série puisque l’opération doit s’étaler jusqu’en 2003 et peut-être même au-delà. Les transports de déchets radioactifs entre l’Allemagne et La Hague avaient été interrompus en mai 1998, à la suite d’un scandale de contamination de conteneurs. 

Réactions des autres acteurs sur Internet

Greenpeace fait appel aux peurs diffuses d’une opinion publique inquiète et, dans le cas français, moins encline que jamais à croire sur parole le discours rassurant des autorités. Greenpeace joue sur l’anxiété des gens en créant une confusion entre plutonium et déchets radioactifs. Greenpeace annonce la catastrophe imminente et GOGEMA minimise les dangers mais affirme en même temps ne cesser de renforcer les mesures de précaution. 

Contenu du site Internet de COGEMA-La-Hague

Face à la suspicion de manque de transparence dont elle fait l’objet, COGEMA a ouvert un site Internet sur lequel l’internaute peut pénétrer en temps réel au coeur des installations sensibles du site de la Hague via des webcams. Aucun effet « raccord » ne se fait sentir, contrairement à la plupart des caméras Web de l’époque. Construit spécifiquement pour le net, le contenu du site évoque la transparence, le renouvellement et l’interactivité. Il mise sur la curiosité des internautes pour inciter à la visite.